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« Pourquoi Hillary n'abandonne-t-elle pas ?! » Les enseignements des Primaires sur la société américaine.
Alors que les derniers résultats des primaires démocrates en Indiana et Caroline du Nord ont conforté Barack Obama dans sa quête de l'investiture, le maintien exalté de Mme Clinton dans la course laisse perplexe. Pourtant, comme l'a démontré son succès en Virginie Occidentale, ne pas comprendre la pertinence de sa position revient à se méprendre sur les véritables ressorts de cette campagne, et ignorer les véritables enjeux qu'elle a soulevés. Les Etats-Unis ont reconquis une réelle ferveur démocratique et révèlent une fois de plus leur extraordinaire vitalité face à des situations difficiles. Mme Clinton a bien saisi le caractère historique que les circonstances donneront aux prochaines échéances, et a l'intime conviction d'être à même d'y répondre. Or par delà le miroir déformant de l'engouement médiatique, les faits ne lui donnent pas forcement tort.
On réduit systématiquement la campagne démocrate, et trop souvent la politique américaine en général, à une lutte de personnes et de communication plus qu'à une bataille d'idées. Cette conception confortable, caricaturale et typiquement franchouillarde n'a bien entendu que peu de fondements. Si le poids des partis peut se révéler très oppressant, si l'importance des personnalités est loin d'être anecdotique et si les manipulations politico médiatiques sont légions, les débats portent avant tout sur des questions de fond qui agitent la société américaine et mettent en lumière toutes ses évolutions récentes.
La vie politique des Etats Unis ne se limite pas à une alternance molle entre deux partis tout puissants et consensuels. On ne peut réfléchir sur celle-ci sans avoir constamment en tête les impératifs que pose la gestion d'une Nation continent cosmopolite. Républicains et Démocrates ne sont pas deux partis apathiques, mais deux grands mouvements qui doivent en permanence proposer des synthèses acceptables pour des populations dont la culture, les problèmes et les idées sont loin d'être identiques. Il ne faut pas oublier que ces partis ont eu pour base idéologique, non des projets sociaux ou économiques, mais un positionnement différent face au fédéralisme, quitte à former des coalitions hétéroclites et pour le moins douteuses. L'histoire a modifié, enrichi, complexifié et clarifié ce positionnement initial sans le faire disparaître : la politique américaine est un jeu d'équilibriste qui doit manier assez de virtuosité pour préserver les rêves communs de la nation et l'harmonie entre cinquante Etats tout en gérant les évolutions nébuleuses de la société et en traitant des problèmes qu'ils partagent à différents degrés. Cette situation peut d'ailleurs occasionner nombre de dissensions et de positions divergentes au sein des deux partis sans qu'aucun Américain n'en soit étonné.
Obama et Clinton, tout autant que John Mc Cain ont compris le besoin immense et sincère de changement qu'éprouvent leurs compatriotes après huit années de gestion hasardeuse. G.W. Bush, en plus d'un bilan diplomatique désastreux, laisse un colosse aux pieds d'argile comme seul legs à une nation qui avait pourtant une confiance aveugle en elle-même en 2004. Depuis, la prise de conscience du drame irakien, puis la crise économique, sur fonds de crise sociale et identitaire (problèmes posés par l'immigration sud américaine), a jeté la population dans un désarroi réel auquel la seule issue semble être l'énergie et les idéaux mythiques et fondateurs représentées par les trois candidats et leurs programmes.
En effet, l'Amérique se sent faible et vulnérable. Mitt Rommey, candidat Républicain malheureux à l'investiture, avait tenté de jouer sur ce ressenti pendant sa campagne en agitant le spectre d'un déclin à la Française (« Une grande nation devenue un second couteau »). La population n'est plus inquiète de sa seule sécurité, ne se sent plus meurtrie dans sa chair et son orgueil par des attentats<
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21/05/2008
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Il n'est pas agréable de lire des remarques blessantes et condescendantes, surtout quand celles ci sont anonymes. J'avoue ne pas bien comprendre votre commentaire et surtout ses motivations. Par delà le fait que je suis évidemment un amateur, et que je n'ai aucunement de prétentions professionelles (je suppose que vous parlez de "capacités" journalistiques), il est pour le moins nécessaire de justifier ses propos et non de se limiter à une série de critiques. Par ailleurs, quand on se permet des remarques sur la forme, et notamment sur la clarté d'expression, on doit s'attacher à éviter les fautes de langue diverses, et à avoir la même exigence envers soi même. Ainsi, que signifie ce "la dessus" en l'absence d'antécédent énoncé? Quelle pertinence pour l'emploi de "clémence" et de "souligne" (un texte ne peut pas se souligner lui même!!). Je passe les fautes d'accord. Enfin, que signifie un texte professionnel? Si cela renvoie au style journalistique impersonnel ou politiquement correct exigé par ceux pour qui la langue n'est plus qu'un outil gaté par les lieux communs (cf. mots hors de propos que vous utilisez), et bien je tiens à vous signaler que telle était justement l'intention. Cordialement, JP Tanguy
moi je trouve que l'article est interessant et bien ecrit.
23/05/2008 15:43:00 - gregoire

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Votre article me semble beaucoup travaillé et félicitation. Cependant, il me semble si plat et si opaque qu'il nécessiterait un travail de recherche approfondi là dessus pour comprendre ce que vous voulez dire et pouvoir avec beaucoup de clémence, vous accorder le crédit d'un professionnel . Je lis les texte de beaucoup d'analyste mais le vôtre me semble trop haché, indigeste et souligne un travail d'amateur. Je vous souhaite beaucoup de courage et beaucoup de travail pour parvenir à un texte cohérant et professionnel.
19/05/2008 16:34:00 - Un lecteur