Film français en NB de Jacques Becker (1951). Comédie dramatique. Avec Simone Signoret, Serge Reggiani Les amours tumultueuses de la belle Casque d'or dans le milieu de la pègre parisienne de la Belle Epoque. Une Simone Signoret éblouissante.
Le titre de ce film pourrait faire croire qu'il s'agit d'un film épique, avec des casques et des épées dans tous les sens. Eh bien, non, détrompez-vous : « Casque d'Or » désigne tout simplement la blondeur de la chevelure de l'héroïne, Marie. L'histoire se passe dans le milieu de la pègre parisienne de la Belle Epoque. Deux êtres : Marie, la Belle qui fait tourner bien des têtes et Mandin, menuisier - s'aiment d'un amour fou, au mépris du temps et de la loi des caïds. Ah, l'amour...Evident comme des regards qui se croisent, léger comme une guinguette un soir d'été, grave comme la mort.
Inutile de chercher le cucul-la-praline dans ce film : il n'y en a pas. Primo, parce que Simone, c'est l'antithèse de Meg (Ryan) et c'est là que normalement je déclenche un flot de protestations, des fans de Meg se soulèvent et crient au scandale : « Quoi, Meg cucul ?Qu'est-ce qui faut pas entendre ?, etc., etc ». Moi, je n'ai rien contre Meg Ryan, disons juste que je n'ai rien pour non plus, surtout depuis qu'elle s'est fait regonfler les lèvres au collagène. Enfin je m'égare- Bref, tout ça pour dire que quand on voit ce film, comme dirait mon père, on se dit que Yves (Montand) a vraiment déconné de la cocufier avec Marilyn Monroe. Oui, Messieurs, je vous mets au défi de ne pas tomber en émoi devant Simone dans ce film : elle est femme, tellement femme, lumineuse et gouailleuse en même temps. Cette façon qu'elle a d'appeler son amant par son nom de famille, vous n'y résisterez pas.
Deuzio, si ce film n'est pas neuneu, c'est autant pour des raisons de forme que de fond (je sais, là je me la joue un peu cinéphile) : d'une part, le noir et blanc auquel s'ajoute une façon de filmer bien particulière, avec distance, mais en terminant pour certaines scènes en gros plan sur les visages ; cela empêche, selon moi, de sombrer dans le cucul ; d'autre part on n'est pas submergé par les dialogues, une belle part est faite au silence, et je dirais que cela manque dans les films actuels. Tertio, la fin elle-même est à mille lieues du happy end à la Pretty Woman . Mais j'en ai déjà trop dit.
Je ne saurais que vous recommander de regarder ce film ; vous voyagerez à travers le temps.
Un beau film, tout simplement, avec une Simone Signoret éblouissante - au propre comme au figuré. L'occasion aussi de (re)découvrir Serge Reggiani.
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29/08/2005
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