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7 sketches sur la vision de l'amour par Woody Allen : la grande époque de Woody !!!
Le thème inépuisable de Woody Allen. Quoique, aujourd'hui, il commence sérieusement à s'épuiser. En tout cas, au début de sa carrière de réalisateur-acteur, les trouvailles sont superbes. Plus encore dans ce film que dans les autres. En fait, il n'est pas correct de parler de "film", dans la mesure où nous assistons à une suite de sept courts-métrages portant sur un thème commun, tous extraits du best-seller (sérieux) de vulgarisation du docteur Reuben. Tous les sketches ne se valent évidemment pas, mais la plupart sont ingénieux et drôles : Woody Allen déguisé en spermatozoïde, cela vaut le détour. Comme d'habitude, Woody joue sur le contraste entre son physique affriolant et sa propension à jouer les dragueurs invétérés (dans ses films). Ainsi, l'un des sketches le montre en bel italien, cheveux plaqués, lunettes noires, accent de Vito Corleone, en proie aux appétits sexuels de sa compagne qui ne peuvent voir le jour que dans des situations dangereuses où ils risquent d'être vus à n'importe quel instant : dans un musée, à l'Eglise... Il joue toujours sur fond de grotesque et d'absurde. Ainsi se trouve-t-il confronté à un sein en vadrouille taille 4000, bonnet X, né des expériences terrifiantes d'un chercheur fou. Ce sketch n'est d'ailleurs pas sans rappeler L'attaque de la moussaka géante de Panos Koutras (1999). Tous les aspects de la sexualité sont abordés : de la zoophilie latente de Milos, le pâtre grec qui a découvert l'amour avec l'une de ses brebis au sommet d'une colline, à l'homosexualité de Sam, qui aime à se déguiser en travesti, même chez les futurs beaux-parents de sa fille, en passant par le rabbin dont l'obsession est de se faire fouetter, attaché sur une chaise, pendant que sa femme mange du porc, Woody décrit toutes les perversions humaines. Il est intéressant de noter que, dans ces trois cas assez extrêmes, il ne joue pas, et se contente de nous présenter els faits, avec évidemment une touche d'humour. Lui, se présente plutôt comme victime de l'amour, victime consentante évidemment. Le sketch le plus significatif à cet égard est sans aucun doute le premier : il campe un fou du roi, obligé, pour honorer la mémoire de son père, de s'adonner aux vains plaisirs de l'amour dans les forêts inconnues de la royauté. Presque parvenu à ses fins, il se retrouve pris "la main dans le sac" (bloquée dans la ceinture de chasteté de sa royale maîtresse). Les ébats amoureux de Woody, tout le monde en a entendu parler, tout le monde les a déjà vus au travers d'un de ses films, mais jamais de cette manière. D'autant que le film s'achève sur une touche agréable : jamais un sans deux !
Cinéma Action Christine Odéon Rue Christine M° : Odéon
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24/04/2003
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