Un comic américain de Michael Turner (dessin) et David Wohl et Christina Z. (scénario) qui reste assez classique de ce qui se fait dans le genre.
Witchblade est un comics américain, comme X-Men, Spiderman et autres Quatre Fantastiques. Il nous raconte l'histoire du Witchblade, un artefact d'origine extraterrestre, qui se présente initialement sous la forme d'un gant, mais peut se modifier jusqu'à devenir un bracelet fort discret ou au contraire une armure intégrale. Il confère à son porteur des pouvoirs extraordinaires et une protection quasi-parfaite, par exemple contre les armes à feu. Le petit souci étant qu'il est assez capricieux quant au choix dudit porteur : un seul par génération, et toujours une femme. Ceux qui tentent de s'en emparer y perdent au mieux le bras sur lequel ils ont tenté de l'enfiler. Cela ne fait pas du tout l'affaire du milliardaire Kenneth Irons, obsédé par le Witchblade et l'idée de l'avoir un jour à sa botte, quitte à devoir pour cela contrôler son porteur. Et quand l'arme choisit finalement l'inspecteur Sara Pezzini, il jubile à l'idée de pouvoir enfin utiliser toute la puissance qu'il recèle. Hélas pour lui, Sara se révélera bien plus coriace que ce qu'il attendait. Utilisant les pouvoirs du Witchblade pour traquer les criminels, et éventuellement pour se tirer des pièges que dresse Irons sur sa route, elle apprend peu à peu à contrôler les pulsions sanguinaires de l'entité attachée à son poignet...
Soyons bien clair, la grande qualité de ce comics reste avant tout son dessinateur. Michael Turner, également auteur de Fathom et plus récemment de Soulfire, nous offre un dessin détaillé, précis, très beau - quoique totalement irréaliste, mais après tout il s'agit de comics, cela n'étonnera personne. Les femmes sont roulées comme des déesses, les hommes sont des armoires à glace, mais en plus les décors sont nettement plus détaillés que dans certains autres ouvrages qui se contentent de flous en arrière-plan. La série a d'ailleurs pâtit du départ de Turner car, si le scénario n'est pas idiot et que certains personnages sont intéressants (je pense notamment à Ian Nottingham, le garde du corps d'Irons, plus ou moins amoureux de Sara), on tombe vite dans la répétition : Irons ne veut décidemment pas crever, Sara n'arrive toujours pas à régler les problèmes de son passé... On se lasse.
Toutefois, je ne peux que vous conseiller les dix premiers volumes sortis en couverture carton aux éditions USA. Vous pouvez vous dispenser des volumes 4 et 5, hors-séries sans grand intérêt graphique. Les autres, cependant, ont un scénario qui se tient bien et le graphisme est parfois positivement ahurissant ; pour les fans de Comics, on retrouve également dans les tomes 6 à 9 un très sympathique cross-over avec la série Darkness, mettant en scène le séduisant Jackie Estacado, assassin à la solde de la mafia italienne. Le tome 1à, quant à lui, est un hors-série où l'on retrouve la belle Lara Croft, l'héroïne de Tomb Raider, dont Turner rend à merveille les atouts les plus... proéminents, disons.
Au final, une série agréable, bien dessinée, mais qui reste assez classique de ce qui se fait dans le genre. Heureusement que Turner est là.
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
La théorie peut sembler farfelue, mais Lars s'emploie à la démontrer. Aussi, quand celui-ci est brutalement assassiné, le commissaire de Cergy engage son enquête sur un terrain glissant, où fouiller dans l'ésotérisme du quatorzième siècle est peut-être la piste la plus sensée pour remonter jusqu'au criminel...