Un roman policier sympathique qui permettra aux adeptes de Vargas de découvrir les origines de la cohabition entre les fameux Evangélistes...
Tout commence quand un arbre pousse mystérieusement en une nuit dans le jardin de Sophia Siméonidis. Bientôt, cette célèbre cantatrice voit de nouveaux voisins s'installer dans la maison à l'abandon à côté de chez elle. Trois historiens déjantés et sans le sou qui vont se mettre en quatre pour tenter de percer le mystère de cet arbre. Et quand Sophia disparaît mystérieusement, Marc, le médiéviste, qui en pince pour la nièce de Sophia et que tout accuse du meurtre de sa tante, fera tout pour l'innocenter et trouver le vrai coupable. Debout les morts, c'est le genre de bouquin qui se lit en une demi-journée. Il se lit vite, il est agréable, mais l'intrigue, un peu légère, passe au second plan et l'histoire semble un peu tirée par les cheveux. La fin est, à mon avis, expédiée trop vite : Marc, l'enquêteur en herbe, nous sort une longue tirade toute prête et en quelques secondes tout est dévoilé, sans vraiment que l'on sache comment. On dirait presque qu'il fallait se débrouiller pour finir le roman en quelques pages, alors que pour tout le reste l'auteur avait pris son temps, s'attardant sur des passages peut-être superflus, et dans des phrases longues et alambiquées, agaçantes et inutiles.
Enfin le livre n'est pas mauvais, loin de là, mais il n'est pas au même niveau que d'autres romans de Fred Vargas. On pourrait dire que le style de l'auteur, que l'on sent déjà incisif, a eu le temps de s'améliorer depuis, et que les intrigues étaient moins intéressantes à ses débuts. Pourtant Ceux qui vont mourir te saluent, son roman précédent, nous avait fait présager mieux. Pour découvrir l'auteur, il serait donc dommage de commencer par Debout les morts.
Mais pour ceux qui aiment déjà Fred Vargas, ce livre présente un intérêt majeur : il nous présente les Evangélistes, ces personnages étranges et fascinants, ce trio d'historiens passionnés, généreux, et perspicaces : Lucien, le spécialiste de la Grande Guerre, un fanatique des tranchées inoffensif ; Marc, le médiéviste gothique, petit brun freluquet, tout de noir vêtu avec pantalon moulant et grandes bottes, excité de nature ; et Matthias, le grand blond très calme, qui parle peu, qui observe, le chasseur-cueilleur préhistorique toujours pieds nus dans ses sandales, saisissant la moindre occasion pour se déshabiller...
Ces trois énergumènes, qui ne peuvent pas vivre de leur passion pour l'histoire, s'associent dans leur misère pour cohabiter dans une grande baraque avec l'oncle de Marc, Vandoosler le Vieux, un ancien flic destitué pour avoir aider un assassin à s'échapper. Un à chaque étage : la Préhistoire de Matthias en bas, le Moyen-Âge de Marc au milieu, la Grande Guerre en haut, et le vieux flic au grenier.
Ce sont ces personnages si attachants qui font tout le charme de ce roman et qui m'incite à vous le conseiller fortement si, en lisant un autre roman de l'auteur (Pars vite et reviens tard, Un peu plus loin sur la droite), vous vous êtes demandé d'où venaient ces figures incontournables du petit monde parisien de Fred Vargas.
Quand Lira-t-On? vous a fait découvrir Debout les morts
50 pages d'ennui au début, pas mal de clichés, et puis surtout, qu'est-ce que c'est mal écrit... à ce compte-là un thriller américain de gare fait aussi bien l'affaire.
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
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50 pages d'ennui au début, pas mal de clichés, et puis surtout, qu'est-ce que c'est mal écrit... à ce compte-là un thriller américain de gare fait aussi bien l'affaire.
25/05/2008 15:40:00 - damoul