Un roman qui s'attache à l'une des plus fascinantes énigmes de l'Histoire, celle des chevaliers de l'ordre du Temple.
Quand Dan Brown sortit le Da Vinci Code, cet hybride mal écrit entre un roman à sensation et un simili traité scientifique qui travestit la vérité et la distord sous prétexte de rentrer de force dans le moule donné à l'histoire, on se mit à hurler au génie novateur alors qu'il ne s'agissait que d'une énorme opération commerciale intellectuellement malhonnête (comment ça, j'en profite pour régler mes comptes ? Qui ça, moi ?...).
Des années plus tôt, pourtant, Umberto Eco avait fait mieux, cent fois mieux, s'attachant à une autre des plus fascinantes énigmes de l'Histoire, celle des chevaliers de l'ordre du Temple, autrement dit les Templiers.
Casaubon, étudiant dans l'Italie des années 1970, prépare une thèse sur le procès des Templiers, procès dont les tenants et les aboutissants sont des plus mystérieux : comment les Templiers, puissants comme ils l'étaient, n'ont pu prévoir à l'avance leur arrestation ? Pourquoi n'ont-ils pas résisté ? Pourquoi certains, parmi ceux qui ont avoué sous la torture, se sont-ils rétractés par la suite, au risque de mourir sur le bûcher ?...
Casaubon rencontre Jacopo Belbo, cynique érudit employé chez les éditions Garamond, et son ami Diotallevi. Ensemble, ces trois hommes vont, petit à petit, par jeu, reconstituer ce qui aurait pu être le « Plan » des Templiers, un plan dont le but serait la domination mondiale et qui s'étalerait sur six ou sept siècles. Mais ce qu'ils ont découvert sans y croire, semble beaucoup plus vrai que ce qu'ils pensaient au premier abord. Et les Templiers, s'ils existent, laisseront-ils ces trois érudits percer leurs secrets sans réagir… ?
La plume d'Umberto Eco, magnifique, fluide, impeccable, est ici mise au service d'une histoire fascinante, où nous sommes entraînés à la suite des personnages depuis les pyramides égyptiennes jusqu'à l'Holocauste hitlérien, en passant par les francs-maçons, la Rose Croix, les candomblés brésiliens et la légende du Comte de Saint-Germain, immortel aux nombreuses vies. Tissant des liens entre tous ces éléments, Umberto Eco nous offre une théorie du complot vive, colorée, passionnante, et nous suivons pas à pas les raisonnements et les sauts historiques que nous proposent les protagonistes.
S'il demande du temps et de la concentration au lecteur habitué au livre « fast food » - vite avalé, vite oublié – le Pendule de Foucault reste un classique, inévitable, érudit, superbe, et, on ne le dira jamais assez, splendidement écrit. On en ressort mélancolique, ébloui par cette Histoire que nous ne connaissons finalement que peu, avec une seule envie, découvrir si, à notre tour, nous saurons rentrer dans cette légende et relier entre eux des éléments apparemment sans aucun rapport pour parvenir à cette démonstration magistrale, documentée, et pourtant accessible au commun des mortels.
A lire d'urgence, pour oublier tous ces soi-disant romans à « révélations » qui se veulent scientifiques, alors que le Pendule de Foucault, jamais, ne prétend présenter une vérité. C'est un jeu, une manipulation des données, une mise en relation hypothétique d'évènements et d'écrits, dont la conclusion laissera chacun rêveur – et plus humble. Il Pendolo di Foucault, 1988
QLTO vous a fait part de son enthousiasme pour Le Pendule de Foucault
Qu'il est plaisant de lire ces lignes, dont je partage intégralement la teneur. Je m'étais fait ces mêmes remarques, et pensait être un peu le seul. Je vais d'ailleurs de ce pas, relire ce fabuleux roman, qui devrait devenir obligatoire dans les programmes scolaires.
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Le roman de l'été
Pontoise est une ville d'art et d'histoire. Son château, sa cathédrale, son carmel, ses souterrains... De nombreux trésors peuvent y être visités.
Lars Christiansen, citoyen danois expatrié dans le Vexin français, pense avoir fait une découverte supplémentaire sur le passé de la ville: et si Pontoise, si prospère au Moyen-âge, abritait aujourd'hui encore le secret de la fortune de Nicolas Flamel, le plus célebre des alchimistes, natif de la ville?
La théorie peut sembler farfelue, mais Lars s'emploie à la démontrer. Aussi, quand celui-ci est brutalement assassiné, le commissaire de Cergy engage son enquête sur un terrain glissant, où fouiller dans l'ésotérisme du quatorzième siècle est peut-être la piste la plus sensée pour remonter jusqu'au criminel...
Qu'il est plaisant de lire ces lignes, dont je partage intégralement la teneur. Je m'étais fait ces mêmes remarques, et pensait être un peu le seul. Je vais d'ailleurs de ce pas, relire ce fabuleux roman, qui devrait devenir obligatoire dans les programmes scolaires. Bien à vous
02/02/2008 17:43:00 - niko