Encore un article choc de nos enquêteurs des bas-fonds de la musique ...
Alors que "Dance Machine", émission phare de la chaîne M6, s'est faite supplanter par les "NRJ music Awards", beaucoup de ceux qui ont marqué notre enfance passent à la trappe aussi vite que les Reebok Pump avec l'émission mythique de Charly et Lulu, les Bataille et Fontaine de la musique. De Ultimate Kaos, 4 garçons aux torses huilés - 14 ans de moyenne d'âge- chantant "I am not your Kasanova, me and Romeo have never been friends"; Moos, pour qui l'apparition de Noos a cassé tout espoir de retour sous les spotlights; DJ Bobo, pas assez hype pour les bobos (ndlr : et ayant annoncé la fin de sa carrière suite au brûlot publié dans ces colonnes); à Larusso, MN8 et Organiz'; les descentes aux enfers se suivent et se ressemblent. Et pourtant … Après une enquête approfondie, il semblerait que certains irréductibles, certains des héros du poster à 10 francs, rechignent à se laisser sombrer dans l'alcoolisme et la dépression.
Pendant ce temps…
Au début, ils chantent sur des parkings. Leurs textes sont déjà mielleux et leurs potos, indulgents, les appellent les 'lovers'. Les filles, séduites, les trouvent 'poetic'. Et l'ami Rudy, qui a déjà l'âme d'un créateur, décide d'appeler le groupe vous savez comment. Le titre du premier album des sus-dits Poetic Lovers, "Les Amants Poétiques", confirmera cette créativité débordante auprès des moins bilingues d'entre nous.
"Tout n'est pas si facile, tout ne tient qu'à un fil.."
Pas facile d'être des stars, encore moins facile de le rester: Graines de Stars bien avant Alyzée, today les amants poétiques ne sont plus trop lovés par les girls. Alors que 'Jay' se prend un bide en compagnie de Laam dans "Cindy", comédie musicale de Luc Plamondon, les autres chantent à la lumière de la bougie de la salle des fêtes de Bourron- Marlotte (ville accueillante- Prudence- courtoisie). Les galas, les comédies musicales sont désormais le lot quotidien de ces stars déchues.
La remise en question
Qui dit échec, dit remise en question, voire prise de recul pour certains. Attardons-nous sur les lisses membres du Squad G, alias les G-Squad.
Composé de Marlon, Gerald, Chris et Andrew, les G-Squad ont fait les frais de la fin de la période A du cycle kondratiev de la musique pourrie. Fin de la période faste des boys- bands qui signifie la fin du franglais mielleux, des garçons au regard ténébreux et aux sourcils épilés, des groupes de "potes d'enfance", et d'une concurrence acharnée.
En terme de positionnement, les G-squad avaient choisi leur camp : des prénoms courts aux consonances anglo-saxonnes, des complexes qu'ils n'avouent qu'en interview, des photos sur la plage et des chansons d'amour.
Seul groupe français à percer à moyen terme (avec les 2Be3) ; plus de succès qu'Alliage, mais jamais autant que les Worlds Apart et autres Backstreet Boys.
Et c'est là que le bas blesse : un seul album, un seul single qui marque (Je suis raide dingue de toi, raide dingue car tu vois, c'est la première fois pour moi) et c'est la tôle, le drame, le fond du rouleau.
Le groupe suffoque et trépasse.
Que faire alors? Le groupe s'étant séparé, chacun tente d'arracher un bout du jambon :
Chris et Andrew sortent respectivement leurs albums solos et se prennent respectivement un plat.
Gerald, en ce qui le concerne, envoie une pichenette dans le moral des bimbos en faisant son coming out. Rebaptisé "D-Jey", rien ne va plus.
Le trend Rap: "I'll be down before the old dancing music sounds"
Schumpeter dit : il faut des innovations. Les majors l'ont bien compris, et les groupes de rap delight fleurissent. Peu d'entre eux survivront. La quantité prise sur la qualité et Skyrock en fait sa tête de gondole.
Pendant que le secteur Ä nous balance dans la face Passy, Stomy, Arsenik, Doc Gyneco, 2Bal 2Neg et les Neg'marrons, une série de rappeurs en plastique préparent leur arrivée incongrue dans le paysage audiovisuel: Disiz La Peste, Bambi Cruz, Ménélik, Reciprok, Yannick (de la mafia Trece), Sully Sephil et autres, font trois petits tours et puis s'en vont de la scène musicale.
Les Reebok Pump sont remplacées par les Air Max, Stan Smith et 'Requins'. Les languettes n'auront plus jamais de bulle d'air. C'était mieux avant.
Un pot pourri aux senteurs florales qui vous est servi par Shamrock, association de bon goût.
20/06/2008
Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :
chris n'a jamais sortit d 'abum!
ilest actuellement dans lalégende de broadway!et ca cartonne c'est un super spectacle!
ilest toujours aussi talentueux une voix extraordinaire qui ma donné des frissons !
volila!
bisous
Article grandiose, aucunes de ces chansons ne m'etait sortie de l'esprit, mais certaines d'entre elles nous font encore tripper aujourd'hui, qu'il s'agisse de baila des alliages ou de la phenomenale "what is love" de haddaway
Cet article n'a que peu d'intérêt à mes yeux dans la mesure où la critique n'est ici que guère constructive. Le rédacteur tente en vain de faire un parallèle entre la musique et le côté éphémère de la réussite et du succès (d'ailleurs quelle culture concernant Schumpeter et ses grappes d'innovation!!!). Certes beaucoup de groupes "arnaques" dans ceux cités mais ne l'oublions pas, les ratés ce ne sont pas eux, mais bien nous les pauvres moutons qui les avons propulsé sur le devant de la scène pour les jeter quelques années, que dis je, quelques mois après comme s'il s'agissait de produits de consommation arrivant à expiration. Il est très facile en effet de critiquer des loosers aujourd'hui mais plus difficile de reconnaitre qu'ils étaient (malheureusement?) les gagnants de l'époque. Je dis gagnant car je considère qu'au delà de l'aspect financier, cette étape de leur vie à sans doute été plus enrichissante que celle du rédacteur de cet article qui ne pouvait que se contenter de regarder Charlie et Lulu (dont' worry brother).
En attendant notre cher rédacteur a beau se moquer mais son fonds de commerce reste ces loosers. Qu'a donc créé, produit, conçu, fabriqué...notre rédacteur pour pouvoir ainsi apporté un jugement??? Rien! Là est bien le problème...il me semble!
Enfin, dommage que le sujet ne soit pas maitrisé pour l'ensemble des artistes évoqués... car les 2bal 2neg n'ont jamais été produits par le secteur A...et autre exemple Ménélik a crée sa marque de vêtements de golf et vient tout juste de sortir un single (qui précède son nouvel album)....
La critique est aisée mais l'art encore plus difficile...
quest ce qu'un article aujourd'hui ? une descente au enfer crée par un journaliste sans scrupule qui donne son avis sur des personne ou font des sondages avec des gents qui ne s'interesse pas a la musique des boys band en bref j'ai ete une fan des mn8 mais la presse les ont mis sous terre
Chaque mois, Esseclive vous présente sa playlist. Vous pouvez écouter les titres suivants grâce au lecteur Deezer :
Weezer - Pork And Beans The Offsprings - Hammerhead Foo Fighters - Let it die Linkin Park - Given up Seether - Rise above this Death Cab for Cutie - I will possess your heart Nine inch nails - Discipline Coldplay - Violet Hill 3 Doors Down - Not in my time Alanis Morissette - Underneath Bruce Springsteen - Magic Counting Crows - You Can't Count on Me
C'est génial cet article, j'en avais oublié la moitié, et pourtant faut bien avouer qu'on les écoutait, quand on avait 10-12 ans !
14/06/2005 10:40:00 - Emilie