Cette pièce de théâtre, qui fait encore scandale, ou mouche, a été écrite en 1837 par ce libertin de Crébillon, qui veut montrer la bêtise ou la fausse naïveté des femmes, et la cruauté et la misogynie des hommes. Des intrigues et des dialogues à tort qualifiés de soporifiques ou d’outrageants pour les deux sexes. Mais nous à QLTO, on y voit bien sur le charme moqueur de l’auteur, les manœuvres innocentes et manipulatrices à la fois de chaque personnage, qui décidément ne veulent qu’une chose : choper, mais sans que cela ternisse à leur réputation.
Lire l'article
C’est un peu la suite de La nuit et le moment, écrit 5 ans plus tôt. On retrouve la même goujaterie masculine, mais plus présente, moins subtile, décidément sulfureuse et bien trop attirante. Encore une fois la femme y est soit stupide et facile, soit manipulatrice et mystérieuse. L’homme est réfléchi mais très impatient et brutal, et Crébillon en pleine forme se joue des lecteurs (car ce n’est pas pour un spectateur virtuel qu’il écrit), et de ses attentes grâce aux didascalies et transforme une pièce de banale libertinage en satire de monde social aristocrate et en critique du libertinage même.
Lire l'article