Depuis le début de saison, Lyon, qu’on annonçait affaibli, se balade en championnat comme en Ligue des Champions, au point d’être la seule équipe invaincue dans ces 2 compétitions. Et, de succès, Lyon n’est pas rassasié…
Jean-Michel Aulas, le très décrié président de l’OL a de quoi jubiler. L'Olympique Lyonnais est aujourd'hui respecté et même aimé aux 4 coins de l'Hexagone. Pourtant, en début de saison, les médias n’avait d’yeux que pour Paris, Monaco et Marseille, prétendument grand favoris du championnat. Loin de faire la couverture, l’Olympique Lyonnais était présenté comme affaibli par les départs de joueurs cadres, au premier rang desquels le meilleur joueur du championnat 2004 (selon l’Equipe et France Football), Vikash Dhorasoo. Et l’OL suscitait d’autant plus d’inquiétudes qu’à ces départs se sont ajoutés ceux, imprévus, d’Edmilson à Barcelone et de Luyindula à Marseille. Pour enfoncer le clou, les joueurs et entraîneurs sondés à leur tour, ne plaçaient pas le triple champion parmi les favoris. Qui plus est, l’attaquant brésilien Elber, en grande forme pendant les matches amicaux, se blessait à Metz dés le début du championnat. Inquiet après cette blessure, lassé de ces critiques, et à l’écoute de son entraîneur, Aulas décidait alors de frapper fort et recrutait successivement Cris, Nilmar, tous 2 internationaux brésiliens, et Sylvain Wiltord.
Lyon, machine à gagner Le rouleau compresseur OL pouvait alors se mettre en marche. A la faveur d’un calendrier clément en début de championnat, Lyon en profitait pour mater les outsiders de l’été : victoires à Rennes, Toulouse et Lens. Impitoyables avec les équipes plus faibles, Lyon s’offrait même un coup d’éclat symbolique avec une folle victoire 3-2 à Saint-Etienne, le rival honni. Monaco décroché, Paris et Marseille coulés, Lyon s’envole donc en championnat, talonné par de surprenants Lillois, 2ème à 3 points. Mais aussi en Champions League, après un fabuleux match contre Manchester, les lyonnais faisaient bloc à Prague et à Fernebahce pour remporter ces 2 matches décisifs à l’extérieur. Au terme d’un nouveau match à suspens, marqué par un doublé de Nilmar dans les arrêts de jeu, Lyon venait à bout de Fenerbahce à Gerland et se qualifiait pour les 8èmes de finale alors qu’il reste encore 2 matches à disputer. Un seul accroc, une défaite à Lille en Coupe de la Ligue, certes avec une équipe bis et dans un match très viril et pas toujours correct.
Défense de fer, attaque de feu Tout autant que ces résultats, c’est la manière qui impressionne. Lyon, c’est avant tout un bloc défensif articulé autour du roc Cris et de l’axe Diarra-Essien, un axe véritable rampe de lancement assistée par un Juninho irrégulier dans le jeu mais toujours décisif. Devant, les joueurs explosifs sont légion et, bien soutenus sur leurs côtés respectifs par les latéraux Abidal et Réveillère, se régalent. Malouda explose au plus haut niveau, Govou a (enfin) franchi un palier et Wiltord semble avoir retrouvé ses jambes de 20 ans. Peu épargné par les blessures (Abidal Wiltord, Ben Arfa, Coupet, Caçapa…), Lyon a aussi de la ressource symbolisé notamment par Nilmar et Frau, jokers de luxe. De fait, l’OL continue à gagner malgré ces absences, comme à Lens 1-0 ou contre Nantes samedi 2-0.
Qui pour arrêter l'OL? Une question est aujourd’hui sur toutes les lèvres, notamment sur celles de médias dithyrambiques, qu’est-ce qui peut arrêter l’OL ? On présente le titre comme acquis et la Ligue des Champions à la portée de cette équipe tant l’OL dégage une maîtrise impressionnante. Une maîtrise attestée à Fenerbahce par exemple où l’OL a su laisser passer l’orage en début de match pour mieux contrer. Et Lyon sait aussi emballer un match, ce n’est pas Manchester, tout heureux de ramener un nul, qui dira le contraire. Qu’est-ce qui peut arrêter l’OL, donc ? Les derniers matches, notamment à Lens et Lille, donnent un premier élément de réponse : la fatigue. Lyon risque fort de manquer de solutions à mesure que s’accumulent les matches et les blessures : Lyon n’a pas de remplaçant à substituer à un Malouda ou un Juninho émoussés par exemple. Ensuite, en championnat, il ne faut pas perdre de vue que Lyon a eu un calendrier favorable, ne s’étant déplacé ni à Bordeaux ni à Marseille, ni à Monaco, ni à Auxerre et se déplaçant ce week-end seulement à Paris. Enfin, en C1, Lyon en saura plus sur sa valeur après son match à Manchester même si une demi-finale de C1 semble aujourd’hui un objectif raisonnable. Pour y arriver, Lyon aura besoin d’humilité et on peut compter sur Paul Le Guen pour l’insuffler à son équipe.
Les prétendus invincibles armadas trouvent en effet toujours à qui parler, entre Arsenal battu cette année à Manchester, la Juve à la Reggina ou encore le Milan AC l’an passé, triomphant puis humilié à La Corogne. A méditer pour Lyon, si le club Rhôdanien veut continuer à conquérir des victoires et surtout les cœurs, le plus grand des défis pour un club en mal d’image. Un grand parcours en C1, et le club pourra alors rivaliser dans les coeurs avec son meilleur ennemi : Saint-Etienne…
17/11/2004
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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