Héros malheureux l'année précédente, Bartali revient en 1938 et s'impose en pur grimpeur, réalisant, pour l'époque, le Tour le plus rapide de l'histoire.
Le Tour 1937 s'est mal terminé pour Gino Bartali. Alors qu'il vient de mettre tout le monde d'accord dans le Galibier, il chute le lendemain sur une chaussée détrempée et se voit contraint à l'abandon, laissant ainsi le surprenant Lapébie remporter sa 1ère Grande Boucle (grâce également à l'abandon à Bordeaux du Belge Sylvère Maes, excédé par la partialité et le chauvinisme pro-Français des commissaires de course). Le coureur italien revient donc en 1938 avec des ambitions à la hauteur de son potentiel.
Pourtant, sa participation n'était au départ pas assurée. En effet, le Giro est, dans le c?ur des Italiens, l'épreuve qu'il faut courir à tout prix. Or il se dit à l'époque que le doublé Giro-Tour est irréalisable, qu'il faut choisir entre les deux épreuves. Bartali a séduit Desgrange l'année précédente. Ce dernier, âgé de 73 ans, veut à tout prix le voir participer au Tour. Finalement, l'organisateur français va profiter indirectement du régime fasciste : le Duce souhaite en effet redorer le blason de son pays à l'étranger. Selon lui, une victoire de Bartali sur les routes françaises ne peut qu'aller dans ce sens. Le gouvernement italien parvient à convaincre la Gazetta dello Sport de réserver son épreuve pour les jeunes. A 24 ans, Bartali est déjà trop vieux pour y participer !
Le responsable de l'équipe italienne, Constante Girardengo, lui prépare une équipe sur mesure. Ses principaux adversaires sont a priori les Belges avec à leur tête Sylvère Maes qui n'était pas passé loin de la victoire l'année précédente et Félicien Verwaecke. L'équipe de France est, quant à elle, beaucoup moins reluisante avec à sa tête Antonin Magne désormais âgé de 34 ans.
Les premières étapes qui mènent les coureurs de Paris aux Pyrénées en passant par la Normandie et la côte Atlantique se passent tranquillement pour les favoris qui restent cachés dans le peloton. Les baroudeurs trustent les victoires d'étapes. A la surprise générale, c'est André Leducq qui arrive en jaune au pied des Pyrénées. C'est alors que "Gino le pieux" entre réellement en scène. Il adopte une technique assez particulière puisqu'il se contente de suivre ses adversaires dans les cols et effectue des démarrages dans les hectomètres précédant les sommets afin de glaner les bonifications récompensant les premiers en haut des cols. Sylvère Maes est le premier favori à fléchir. Les espoirs belges se reportent alors sur Félicien Verwaecke qui endosse le maillot jaune grâce à sa première étape pyrénéenne. Victime d'une chute alors qu'il était en tête, Bartali pointe alors à deux petites minutes. Mais cet écart dépasse les 8 minutes après le contre-la-montre de Béziers.
La grande bataille n'aura pas lieu tant l'Italien va se montrer impérial dans les Alpes. Lors de la première étape alpestre qui mène les coureurs de Digne à Briançon, il effectue un récital dès le premier col avant d'écarter définitivement tous ses adversaires dans l'Izoard : à Briançon, il précède son compatriote Vincini de plus de 5 minutes et Mathias Clément de plus de 6 minutes. Verwaecke arrive 17 minutes après le champion transalpin. Le public italien venu en masse à Briançon s'est trouvé un nouveau modèle et n'hésite pas à le comparer à un dieu. Les jours suivants, les Belges tentent malgré tout leur chance, notamment dans l'Iseran qui est alors franchi pour la première fois de l'histoire du Tour. Conscient de son impuissance face à la résistance que lui oppose Bartali, Verwaecke laisse ses coéquipiers engranger les victoires d'étape (Marcel Kint soulève ainsi trois bouquets en cinq jours).
Dans la dernière étape Lille-Paris, Antonin Magne et André Leducq effectuent un ultime baroud d'honneur. Agé de 34 ans chacun, ils ont effectué leurs débuts dans le Tour ensemble en 1927. Ils se classent ex æquo à l'arrivée. Au classement général final, Bartali s'impose de façon déconcertante pour ses adversaires : connu pour être un gros fumeur (sa devise inscrite sur son garde-boue est d'ailleurs "Je m'en fais pas"), il devance finalement Félicien Verwaecke et le Français Victor Cosson. Il enlève au passage le Grand Prix de la montagne et réalise avec 31,565 km/h la meilleure moyenne horaire depuis les débuts du Tour de France. Il faut dire que l'arrivée du dérailleur l'année précédente y est aussi pour quelque chose.
Classement général final 1. Gino BARTALI (Italie) les 4680 km en 148h29'12" 2. Félicien VERWAECKE (Belgique) à 18'27" 3. Victor COSSON (France) à 29'26"
31/01/2003
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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